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La disparue soudaine
J'en revois certaines de loin en loin. De plus en plus loin en plus en plus loin et plus rien. De plus rien en plus rien, la vie passe. Assez lentement pour s'y croire, trop vite pour s'attarder. Je demande des nouvelles d'elle à un ami lointain, croisé par hasard de loin en loin. Il me dit t'est pas au courant ? J'imagine la banalité, mariage avec un connard, divorce, gosses. Non, je ne suis pas au courant A l'heure des mégafusions dans l'électricité, c'est un comble je rajoute. Il se tait. (...)
22:25:15 February 28, 2006, Tuesday (PST) Source: Chroniques
Prolétaires de la globalisation
Je me demande parfois à quoi pensait mon père quand il allait à l'usine en 1954. L'usine est encore là, avec beaucoup moins de prolos en vélo dedans, mais elle a tenu le coup. Française, puis américaine, puis à la japonaise, puis aux mains d'investisseurs internationaux, puis un fond de pension, le fond du trou, puis des actionnaires invisibles, des Indiens peut-être puisque, désormais ils peuvent. A quoi pensait mon père je ne le saurais jamais. Mais je continuerai longtemps à me poser la question sans doute (...)
22:25:05 February 28, 2006, Tuesday (PST) Source: Chroniques
Des fleurs !
Il faudrait ne pas se laisser faire. C'est simple. Acheter à pas cher des graines de violettes pour les coins abrités, les jeter éparpillées parce que c'est pas chez nous les terrains vâgues, les dos d'ânes, les zones. Les chantiers ! Laisser pousser, faire tâche. Des graines de cucurbitacés dans les coins où ça pourrit la vie, c'est un bon engrais ça, ça pourrit la vie. Des noyaux d'avocats pour les erreurs judiciaires où l'on verrait d'anciens terrains industriels un peu trop humides. Et ces ombres humiliées par des (...)
21:40:01 February 22, 2006, Wednesday (PST) Source: Chroniques
Bââââtâââârd
Gare Montparnasse la cohue vendredi soir départ de vacances. Des centaines de quidams massés là sous le panneau d'affichage géant. Je pousse mon môme fatigué assis dans un chariot à valises, je bouscule un peu en passant, j'ai peur de rater le T.G.V.. Presqu'au quai, j'entends un type qui râle : "Bâââtââârd, espèce de bâââtââârd". J'ai déjà fait au moins trois mètres pour comprendre qu'il s'adresse ( ?) à moi, que je l'ai malencontreusement bousculé dans mon élan. Enfin, j'imagine. Il me jette un regard genre guérilla urbaine, je (...)
21:39:51 February 22, 2006, Wednesday (PST) Source: Chroniques
Parler pour ne rien dire
Le train d'à peu-près six heures du soir est parti à l'heure. Des vieilles un peu sordides avec des manteaux plutôt laids se contentent d'une vie où la couture tient une place prépondérante. Je remarque très vite, après avoir parcouru "Les Échos", journal que je n'achète jamais, qu'il serait effectivement nécessaire qu'une ancienne entreprise publique de téléphonie rachète ses actions. Je ne comprends pas très bien pourquoi et je m'en fous, mais j'acquiesce. Je remarque un peu après qu'enfin le soir s'annonce un peu plus (...)
14:07:20 February 13, 2006, Monday (PST) Source: Chroniques
Mes copines ont quarante ans
La société est bien faite. On va à l'école avec sa classe d'âge à quelques retardataires près, on couche jeune avec des filles de la même année et, un jour, très tard et avec beaucoup de chance, ces filles-là ont quarante ans. Ce n'est pas rien. Ce n'est pas comme, mettons, 20 ou trente. Tout est dans le sens de la pente. Pour les hommes, enfin, pour les hommes comme moi, c'est bien entendu différent, je ne vieillis pas, je me redresse. Mais mes copines ont toutes quarante ans cette année, sans compter les ex. en (...)
13:56:40 February 13, 2006, Monday (PST) Source: Chroniques
Écrire, toujours écrire
Un universitaire me moque de dérision. Je perdrais mon temps me dit-il, par email. Je perdrais mon temps à écrire ici ce que je ne pourrais pas écrire ailleurs. Ce faisant, je fais ce que les sans-voix font, et de la même manière : sans comité de lecture. Un rien vaut mieux que deux tu l'auras. Mais il se moque encore. Mon double y croit, l'autre pas. Mais oui j'ai envie d'arrêter. Je me contredis. J'ai envie d'en finir. Je voudrais une trame. J'ai pensé à l'histoire d'un copain qui n'en finit pas de (...)
15:40:23 February 1, 2006, Wednesday (PST) Source: Chroniques
Une première greffe de l'anus réussie !
Pour l'instant, je me contente de taper quelques phrases dans un train roulant trop lentement et dans une nuit déjà trop noire : greffe de l'anus. Demain, des millions de paumés libidineux liront cette première phrase et s'en iront ailleurs après l'avoir lue. C'est très médiocre. Mais plus j'écoute de musique, et plus j'ai honte de ne pas être musicien. C'est comme être chauve : on s'y fait mais on ne s'y fait pas. Surtout si l'on compare du temps où. C'est très chiant de vieillir quand on n'a pas mené à terme les (...)
21:29:07 December 19, 2005, Monday (PST) Source: Chroniques
Décolletés hivernaux
A un moment donné, on a sans doute tué tous les hommes atteints de la même maladie. Celle dont j'étais atteint aussi. Je pense être le seul survivant. Ou bien est-ce un effet durable de mon développement hormonal tardif parce que ma mère était déjà très vieille quand je suis né et que j'avoue sans complexe, presque dans la béatitude, n'avoir jamais, du plus profond, désiré me marier avec ma mère ? Je ne sais pas. Je ne sais rien. (Ces deux phrases, on dirait une chanson de ce crétin de Manu Tchao. S'il avait pu s'appeler (...)
21:28:47 December 19, 2005, Monday (PST) Source: Chroniques
Avoir les foies
J'étais presque revenu à la normale, sachant que dans mon cas, la normale côtoie naturellement la marge, comme dans les dessins d'enfants trop au bord. J'en étais donc à me lamenter de novembre, de la page blanche, du web qui fout le camp, de l'invasion des blogs et de la publicité que l'on en fait dans les journaux publicitaires (tous les journaux, donc) ou bien même dans les radios publiques. J'étais revenu au superficiel, aux kilomètres en vélo, à cette vacuité qui me va si bien. J'avais même engueulé des secrétaires (...)
17:10:25 November 30, 2005, Wednesday (PST) Source: Chroniques
La fin du nouveau monde
Marrant le monde actuel. Des pages de pub pute de luxe haut de gamme à la française, et banlieues qui flambent page d'en face. Moins de colonnes à la une qu'avant. Il s'agit de simplifier. On arrivera bientôt à la parité publicités/articles. Ces derniers seront pondus en série sur le net, rapatriés sur le papier moyennant paiement, et le monde disparaîtra dans trois ans au pire, faute de lecteurs. On appelle déjà cela la dématérialisation. Le Canard Enchaîné survivra, à moins que la grippe aviaire. Mais il en a vu (...)
14:40:34 November 16, 2005, Wednesday (PST) Source: Chroniques
Devenir adulte
Je repasse dans la chambre des gosses avant de m'endormir moi aussi. Ils dorment. Pas un geste, les yeux fermés. Le plus grand est tourné vers la porte. Je ne vois pas la longue cicatrice qui court de sa nuque au milieu de sa tête, là, de l'autre côté. Ses deux yeux sont fermés et tout va bien. Il est donc vivant, j'en profite encore quelques minutes ce soir. Je savoure sans un bruit. Merci la neurochirurgie. (...)
22:40:10 October 24, 2005, Monday (PDT) Source: Chroniques
La foule à nos portes
L'autre soir pour me consoler je survolais mes statistiques en direct juste pour constater que des quidams quelconques perdaient leurs précieuses minutes à tomber chez moi par hasard. Depuis que le site de statistiques me donne le nom du village du connecté lointain, le mystère s'étiole et mes voisins se rapprochent. D'ailleurs, j'ai presque l'impression que ma rue réelle se rue chez moi, et qu'un jour j'aurais jusqu'aux noms et adresses des passagers silencieux qui font halte ici-même. (...)
16:25:08 October 12, 2005, Wednesday (PDT) Source: Chroniques
Dear Fellow Citizens of the World...
Save yourselves. America, my native country, a place I no longer recognize, is now an irredeemably wretched land shot through with lunacy and idiocy, a rogue nation on the prowl controlled by murderous madmen enthusiastically supported by tens of millions of spiritually-impaired, common senseless, mentally ill, blood-lusting yahoos. But why mince words? America is a menace. This is no doubt old news to some, but for others who still harbor some hopeful belief that America will right itself and once again become the (purported) land of the brave, home of the free, and holder of high ideals: Dissuade yourself of this notion, for the only thing today's America holds is high danger. The maniacal pirates at her helm will stop at nothing — nothing — to plunder the entire planet's every nook and cranny. (...)
19:05:41 September 15, 2005, Thursday (PDT) Source: Chroniques
Beautiful Minds
Gentle readers: Pity the poor writer who — two weeks after the devastation of Hurricane Katrina and the destruction of New Orleans — needs to say something fresh or original or, maybe, even meaningful about it. Try it yourself and see how far you get. If ever there was a case that allowed events to speak for themselves, this was it. If ever there was a case more “covered” by the media (barring, of course, the trial of O. J. Simpson and the death of John F. Kennedy, Jr.), this was it. If ever there was a case that inspired more commentary, more acrimony, more recrimination than this — I would like to know what it was. As P. M. Carpenter wrote last week on Buzzflash.com: “Everyone now knows what we knew from the beginning: George W. Bush is Marie Antoinette with a press agent.” (...)
18:59:21 September 15, 2005, Thursday (PDT) Source: Chroniques
Chirac : ce qui s'est vraiment passé
A l'heure où le plus que ridicule (une sorte de plus que parfait de la connerie) l'emporte à tous les niveaux, par exemple en montrant, paraît-il, un premier ministre faire son jogging sur la plage de La Baule puis nager dans la belle eau de mer avant de rejoindre un type qu'il déteste et qui le lui rend bien, à l'heure d'aujourd'hui donc, maintenant, ce maintenant où plus rien ne peut nous étonner, on nous a remis Chirac en état. Les commentaires allaient bon train : grave, pas grave, sourd, pas sourd, (...)
21:25:05 September 12, 2005, Monday (PDT) Source: Chroniques
Bernard et moi
J'étais collé à la fenêtre du T.G.V. l'autre soir, et je l'ai vu passer avec une casquette enfoncée sur sa cinquantaine, par-dessus une paire de lunettes noires sous ciel nuageux. Il cherchait peut-être à éviter les fans, ce qui est bien compréhensible quand on en a encore. J'étais coincé au bar puisque tout était réservé. J'ai vu la fille qui l'accompagnait venir chercher des bières, mais pas lui. Ça m'a fait bizarre d'avoir presque quarante ans l'année prochaine et d'être dans le même train que Bernard Lavilliers. (...)
21:24:55 September 12, 2005, Monday (PDT) Source: Chroniques
Priorité aux départs dans l'heure
Je n'apprécie guère les dimanches soirs. Ils sont annonciateurs de la semaine, j'entends la semaine de travail, ce qui pourrait être pire, si j'étais chômeur. Comme de nécessaire, je passe à la gare afin de renouveler mon abonnement de travail. J'apprécie autant la formidable entreprise nationale qui gère les trains en France que les dimanches soirs qui se contentent de présager du lendemain et de ne rien gérer du tout. Il faut dire qu'à prendre le train tous les jours ou presque, on se fait libéral (pour de faux, (...)
23:55:08 September 11, 2005, Sunday (PDT) Source: Chroniques
Ça n'existe pas - les angoisses du père
Je le gronde doctement. Il a disparu quelques secondes, mais c'est suffisant pour les trafiquant d'enfants, les procès d'assises, les disparitions. Je lui explique que des grands enlèvent des enfants et qu'on ne les revoit jamais, qu'il ne faut pas s'éloigner de son papa ou de sa maman, même si l'on est vraiment très grand à 5 ans. Je précise que ça arrive rarement mais qu'au moins on aura pris nos précautions. Il me répond : "Ça se peut pas que des grands ils enlèvent des enfants. T'en connais toi des enfants (...)
00:55:02 September 9, 2005, Friday (PDT) Source: Chroniques
Fellation et darwinisme
Ma mère y croyait, j'y suis allé : Lourdes. Roulant lentement vers le bas de la ville, près du fleuve, là où, dans les villes plus classiques d'autrefois, on trouvait des putes et des rats, on trouve ici les marchands du temple et les colifichets. Des bonnes soeurs, quelques trisomiques de familles pieuses, des anglais en uniformes de collèges plein de brimades, quelques vieux et des fauteuils bons pour la noyade. Béatitude. Béat je suis. Béat. Des photos du dernier passage de l'avant-dernier pape, le bon (...)
11:40:14 September 5, 2005, Monday (PDT) Source: Chroniques
La possibilité d'un nul
En vitrine de la grande librairie de Pau, les nouveautés de la rentrée. En les regardant, tout en cherchant un bon livre à offrir à un ami (pas de Coetzee, pas de De Lilo, pas de Günter Grass... on se croirait à la FNAC...), je tombe des nues tout en tombant de haut. Je me tords je me gondole, je me tâte aussi. Tête de gondole. En gros comme chaque année, des centaines de nouveaux livres et de premiers romans. Des clients entrent et demandent le dernier Houellebecq, ressortent satisfaits. Je les regarde. Si (...)
11:40:04 September 5, 2005, Monday (PDT) Source: Chroniques
Du cerveau reptilien et d'autres petits détails
J'étais perdu dans mes pensées, sans carte ni boussole bien que l'autoroute fut droite et la route longue, le ciel un peu chargé, le gris douteux. J'écoutais Tower of Power en live sur un baladeur MP3 d'une grande marque d'ordinateur, j'avais tout d'un sapiens du XXIème siècle même si le siècle précédent me colle encore beaucoup à la peau. Je pensais à mon gamin et à sa tumeur passée, sautant du coq à l'âne au moment où le foutu baladeur commença à émettre des grésillements quand nous dépassâmes un émetteur téléphonique. Et si tout cela venait de l'antenne immense installée au-dessus de l'appartement de sa nourrice avant qu'il n'aille à la maternelle ? (...)
02:10:22 August 28, 2005, Sunday (PDT) Source: Chroniques
Les souvenirs amnésiques
Pour la naissance de la dernière petite, j'ai demandé à un ami de me prêter son appareil numérique. Ainsi donc, les parents éloignés peuvent rapidement voir si les ressemblances rassemblent ou éloignent, et pas grand-chose d'autre. Trois ou quatre photos et internet, je suis hyper-moderne. L'appareil est joli, plein de boutons, un peu compliqué à mon goût, mais il est vrai que je suis incapable d'utiliser un appareil argentique post-Nikon F3... Les modes program, l'autofocus, la mesure spot, je n'en vois pas l'utilité. Et j'ai l'impression d'être amputé d'un minimum de savoir-faire, j'allais écrire de "savoir-vivre", car c'est bien de la vie dont il s'agit ici. (...)
12:40:16 August 20, 2005, Saturday (PDT) Source: Chroniques
Bricolages
Je cherche le jeton en plastique blanc me vantant la vie meilleure de la grande surface. Je ne suis pas sur le bon parking, puisque celle-là chante le poulet moins cher et la bière à gogo. Ici, c'est plutôt scies et marteaux. Scies à métaux, piscines moches en plastoc, accessoires baroques et laideur rococo. En me hasardant dans une allée à l'inutilité désespérante, en tout cas aujourd'hui, je reste paralysé par ce tableau : un homme en tongues, intégriste du rayon musulman, me toise de haut quand, face à ce que (...)
02:16:06 August 17, 2005, Wednesday (PDT) Source: Chroniques
A history lesson for students in the year 2055
A historian friend of mine tells me that this particular moment in time will be a most difficult era for future history teachers to explain to their students. After all, dissecting the preposterous is always challenging. How did World War I really come to happen, for example? How to explain that? The short answer, he tells me, is that it was 92 degrees in Sarajevo, and soldiers wore wool. Naturally they were feeling peevish, so it was only a matter of time before someone shot the Archduke. But being hot and itchy doesn't begin to explain why the masses living in America during the first decade of the 21st century chose a president whose policies were the exact opposite of their own best interests. (...)
13:11:22 August 16, 2005, Tuesday (PDT) Source: Chroniques
Période d'essai
« C'est la forme la plus exquise du comportement politicien, qui consiste à utiliser un fait vrai pour en faire un mensonge ». Cette phrase de René Barjavel, elle me revient en tête quasiment à chaque fois qu'on nous annonce une nouvelle « réforme », bien évidemment « nécessaire » : pour sauver, au choix, notre système de santé, notre système de retraites, notre éducation nationale, ou encore pour gagner, sans rire, « la grande bataille de l'emploi ». La dernière fois, c'était mardi matin, en écoutant Dominique de Villepin présenter son « contrat nouvelle embauche » sur Europe 1. (...)
00:55:57 August 4, 2005, Thursday (PDT) Source: Chroniques
L'effet papillon
C'est ce qu'on appelle « l'effet papillon » : l'expression, inventée par le météorologue Edward Lorenz, stipule que chaque action, même la plus anodine, peut avoir à long terme des conséquences colossales. « Le battement des ailes d'un papillon au Brésil déclenche-t-il une tornade au Texas ? », s'interrogeait à l'époque Lorenz ; aujourd'hui, la question serait plutôt : un battement d'ailes de papillon à Pékin peut-il provoquer une tempête à New-York ? C'est un titre intrigant du Figaro, « Le yuan et la bulle immobilière américaine », qui m'a mis la puce à l'oreille : mais quel rapport pouvait-il y avoir entre le yuan qui abandonnait son verrouillage total par rapport au dollar et la bulle immobilière américaine, si lointaine ? (...)
17:20:49 July 31, 2005, Sunday (PDT) Source: Chroniques
Mourir pour Danone ?
Je disais donc que les marchés financiers ont gardé leur sang-froid. Je n'en reviens pas. Et pourtant, je suis au courant. Je sais qu'une grande marque française fait fabriquer une bagnole conçue par des ingénieurs japonais en Slovaquie. Tout le monde sait cela. Je sais aussi que ce genre de chose, ce que mes fameux experts considèrent comme la globalisation, c'est surtout bon pour le moral de ceux qui l'ont déjà, les pieds dans le sable chaud des plages où les prolos du Pas de Calais posent rarement la main, pas même en carte postale vu qu'on ne leur écrit jamais de ces coins-là. Rien de nouveau sous le soleil, sans doute. Sauf qu'autrefois, le patron avait une sorte de visage, une sorte de chauffeur, et qu'il était encore temps de pousser ses gamins à réussir à l'école, car il existait une porte de sortie. Si seulement des fanatiques pouvait vraiment terroriser les marchés financiers sans tuer personne. (...)
21:00:00 July 22, 2005, Friday (PDT) Source: Chroniques
Fruit Flight
Tosh or not, I can understand the aliens' confusion about science, because, down here, we're a little confused about it ourselves. Many Americans disapprove of science altogether when it clashes with their “values,” by which, of course, they mean their religious values. These people think science is just dandy when it keeps brain-dead women alive for fifteen years after their natural expiration date, sends rockets to the moon, develops a pill to ensure penile erection or provides artificial limbs for children blown to pieces in Iraq — but not, you know, if it goes against the Bible. (...)
00:29:51 July 12, 2005, Tuesday (PDT) Source: Chroniques
Cent ans de terrorisme
Un expert parle à la radio. Je le prends en vol et puis je passe à autre chose. L'expert en terrorisme. Beau métier. Je n'apprécie guère les experts, surtout les militaires. Une opposition toute naturelle : je m'éparpille, ils se concentrent. L'expert en question nous explique doctement que nous sommes partis pour 100 ans de terrorisme. Et qu'après tout, ça ne fait pas beaucoup de morts, le terrorisme aveugle, beaucoup moins que les accidents de la route. On va donc s'y faire. (...)
20:40:05 July 8, 2005, Friday (PDT) Source: Chroniques